La bonne étoile de Valverde

Publié le par mkl

Les mystères de la popularité entoure Alejandro Valverde. D’où vient la fascination qu’il provoque ? Non pas, comme il est commun chez beaucoup de sportifs, de sa facilité à argumenter, de son don pour la parole, de son art de convaincre mais plutôt de sa vision pragmatique de la vie. Valverde sourit et gagne. Deux préceptes important dans les temps qui courent. « Il peut gagner sur tous les terrains la montagne, les sprints et un jour, je crois, dans les contres-la-montre » dit Eusebio Unzue. «  J’ai rarement vu des coureurs avec ses caractéristiques physiologiques. Une fibre musculaire explosive et résistante » commente le médecin de l’équipe Jesus Hoyos. « Il a un don et de grandes qualités, mais il faut être patient. Nous avons vu qu’avec Indurain la métamorphose du corps arrive entre 25 et 27 ans » clame Echavarri.

 

Le Murcien fascine la France comme il a pu le faire en Espagne avec son passage à la Kelme. « Passport pour la gloire » lança la revue Vélo magasine, « l’élu » proclama l’Equipe.

Hier matin, malgrès le soleil et l’humidité, lui sourit. C’est contagieux. Il génère beaucoup de sourires autour de lui. Il ne dit pas grand chose « c’est parce que les gens pensent que je peux réussir quelquechose de grand » mais cela provoque un climat agréable…Le charisme Valverde.

 

Il y a des cyclistes qui ne peuvent pas faire autre chose. Le vélo fait partit de la vie de Valverde. Son père, Juan, chauffeur routier et fan de cyclisme, pratique le vélo dans la catégorie vétéran. Le fils, Alejandro, cycliste professionnel est passionné de camions.

 

Habitué à gagner par impératif parce qu’il est meilleur que la majorité des espagnols et parce que son calendrier était concentré exclusivement sur des épreuves nationales, a découvert une philosophie différente aux Illes Balears. Qualité plutôt que quantité. Et il se sent bien dans sa peau. « Je suis beaucoup plus tranquille dans cette équipe. A la Kelme je devais gagner à chaque sortie, ici c’est autre chose. Chaque triomphe que j’ai gagné ici en vaut quatre ou cinq des années passées. Il faut savoir mesurer la qualité des victoires ». Valverde en comptabilise 6 à cette date. Plus ou moins la moitié de l’année passée (15 en 2004). Deux étapes et le général du challenge de Mallorque, le sprint de Paris-Nice lors de la 7ème étape (second du général) et deux étapes du tour du Pays Basques.

 

Il touche un salaire important, un million et demi d’euro annuel, et une clause de résiliation de 600 000 euros. Valverde n’a pas été présent sur les classiques comme ses directeurs sportifs l’attendaient. Dans aucun rendez-vous de l’élite mondial il n’a été près de la victoire. « Il ne pouvait pas ne pas connaître les classiques, arriver pour la première fois et gagner. C’est la même chose pour le Tour. Il doit connaître avant toute chose ».

 

Il débarque sur le Tour avec une étiquette de « géant ». La France est un pays qui aime le cyclisme. Valverde a été reçu comme un des leurs. Et le Murcien se laisse aller. « Je peux gagner une étape sur le Tour. J’y crois sinon je ne serais pas ici. Celle de Courchevel me plait (la première dans les Alpes), des cols longs sans pourcentages excessifs ».

 

Avant le Tour il a été reconnaître les cols des Alpes et des Pyrénées. Son équipe a besoin de lui. Le gouvernement des Balears a coupé le robinet pour le cyclisme à la faveur de l’équipe de Basket de Menorca. Un contre temps qui n’affecte pas le moral du coureur. « Tous les jours, je me dis que ma vie est belle. Et j’espère que ça continuera ainsi », répond-t-il heureux avant de s’excuser en nous disant qu’il nous laisse et qu’il doit aller signer la feuille de départ.

 

 

Source: www.abc.es

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Publié dans alejandrovalverde

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