Interview d'Alejandro Valverde après sa victoire sur Liège-Bastogne-Liège

Publié le par MkL

Pouvez-vous détailler le scénario de cette victoire ?
Quand Boogerd et Rodriguez se sont retrouvés en tête de course, j’ai préféré laisser les autres agir car mon coéquipier avait de très bonnes chances de l’emporter en cas de réussite de leur duo. Cela ne me gênait donc pas du tout mais c’est très bien tombé que le groupe ait réussi à revenir. Ensuite j’ai vu qu’il commençait à y avoir des attaques dans tous les sens dans les derniers kilomètres et aux abords de la dernière ligne droite, je me suis mis dans la roue de Sinkewitz. Dès que j’ai pu je l’ai dépassé et cela a marché. Je savais qu’il fallait notamment me méfier de Bettini et Martin Perdiguero, mais je me sentais le plus rapide du groupe.

Comment avez-vous géré votre appréhension sur la longueur de la course ?
Premièrement je suis arrivé au départ dans un état d’esprit très serein grâce à ma victoire sur la Flèche Wallonne. Ensuite j’ai pris mes précautions au niveau de l’alimentation. J’ai beaucoup plus mangé qu’avant l’Amstel Gold Race, pour éviter le genre de défaillance que j’ai pu avoir dans les derniers kilomètres. Même pendant la course, à partir d’un moment je me suis alimenté tous les dix kilomètres. J’ai bien fait car je suis arrivé dans le final avec beaucoup d’énergie.

Est-ce important de devenir le premier coureur espagnol vainqueur à Liège ?
C’est surtout important de gagner ! Et bien sûr, cela rajoute quelque chose car on a le sentiment d’écrire une page de l’histoire du cyclisme de son pays.

Et votre programme ?
D’abord je vais très vite me reposer, et ensuite je cours le Tour de Romandie. Je pense que certaines étapes me conviendront très bien et nous nous rendrons là-bas avec une équipe très solide. D’ailleurs je compte bien aussi travailler pour les autres si je peux me rendre utile. Ensuite, ce sera un mois de repos avant le Dauphiné Libéré, puis le Tour de France, qui reste un objectif majeur de ma saison.

Quelles différences faîtes-vous entre vos victoires à Courchevel sur le Tour, à Huy et à Liège ?
Pour la Flèche Wallonne c’était ma première grande classique, alors c’est vraiment très important. Liège-Bastogne-Liège, c’est encore un peu plus prestigieux, donc c’est aussi un sentiment très spécial. Et la victoire à Courchevel est également unique, surtout en battant Armstrong. Ce qui est certain, c’est que je ne connais aucun mot pour qualifier ce que j’ai ressenti lors de ces trois occasions.


Source: Site officiel LBL


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