Demain aura lieu le départ du Tour de France dans le contexte que l'on sait. Après l'exclusion de plusieurs coureurs, dont 3 des grands favoris, place maintenant à la course et au prologue d'ouverture. Un prologue plus long qu'à l'accoutumé puisqu'on aura droit à 7,1km dans les rues de Strasbourg. Aucune difficulté notoire; le parcours sera plat comme un "billard". A noter que les meilleurs s'élanceront vers 16h15.
Profil du prologue:


Alejandro Valverde a réagit par rapport à l'exclusion d'Ullrich et de Sevilla en disant que "c'est un coup très dur pour la course" et a reconnu qu'il sentait venir les conséquences de l'opération Puerto.
"Oscar Sevilla est un grand ami et Ullrich est une figure importante et un des grands favoris. Ce n'est pas normal ce qui se passe mais je m'en doutais. C'est un Tour avec beaucoup de problèmes, j'attends le départ avec impatience".
Alejandro se dit "tranquille et sans rien à craindre. Je souhaite me concentrer sur la course et regarder devant moi".
"C'est un moment très difficile pour le cyclisme mais ce sport est si grand qui rien ne viendra l'ébranler. J'espère que se sera un fait isolé".
Par rapport à la gravité de la situation, le cycliste Murcien espère que "la course sera propre et que tout se passera bien".
Source: Marca

Suite aux révélations de l'affaire de Los Puertos et à la transmission du rapport de cette affaire aux dirigeants du Tour de France, certaines têtes d'affiches ont été exclus et non des moindres: Ullrich, Basso et Mancebo autant dire trois des grands favoris de la course...La liste ne s'arrête pas là mais ce sont les principales victimes de cette opération.
Ce Tour aura donc une saveur quelquepeu bizarre puisque les deux principaux favoris ne seront pas au départ de Strasbourg demain. Cela va donc nous permettre d'assister à une course encore plus ouverte puisque à présent aucun coureur ne se détâche en tant que grand favori.

La sélection de l'équipe pour le Tour est tombée il y a quelques jours. Alejandro sera entouré des coureurs suivants:
David Arroyo: bon grimpeur, David est un coureur d'avenir puisqu'il n'a que 26 ans. Après quelques bonnes références à l'étage inférieur et notamment sa 2ème place du Tour du Portugal en 2004, il débarqua dans l'équipe en 2005. Il est à gratifier de bons résultats sur les courses d'une semaine telles que le Dauphiné (19ème en 2005 et 18ème en 2006), le Tour d'Allemagne et de Pologne 2005 (15ème du général sur ses deux courses) et le Tour de Catalogne (19ème en 2005 et 10ème en 2006). Il sera donc un très bon appuis dans les étapes de montagne.
Florent Brard: très récemment consacré champion de France, il portera donc le maillot tricolore sur le grande boucle. Ce titre est sans aucun doute le meilleur résultat de sa carrière car après des débuts prometteurs qui l'ont élevé au rang de grand espoir français, il n'a jamais vraiment confirmé son potentiel. Bon rouleur, il sera un équipier très précieux pour Alejandro dans la plaine mais aura également à coeur de montrer le maillot sur les routes du Tour.
Isaac Galvez: le sprinteur de l'équipe. Après 3 victoires cette saison, Isaac va tenter de faire monter son compteur sur les routes de France au vu des nombreuses étapes de plaine que compte cette édition. Il voudra très certainement prouver autre chose que ce qu'il avait montré l'année passée sur le Tour puisqu'il n'avait jamais réussit à se positionner pour faire un bon résultat.
Jose Vicente Garcia-Acosta: le coureur d'expérience de l'équipe. Chente sera le capitaine de route puisque c'est lui qui a le plus de vécu sur cette course. Il sera un précieux soutient pour Alejandro qu'il s'efforcera de protéger durant la première semaine de course qui s'annonce pleine de tensions. Il devrait également jouer sa carte personnelle sur l'une ou l'autre des étapes.
Vladimir Karpets: co-leader de l'équipe, il sera là pour faire un bon classement général final après ses belles prestations sur les grands Tours les années précédentes (13ème du TDF 2004 et meilleur jeune, 7ème du Giro 2005). Cette saison, il s'est préparé en fonction du Tour ce qui fait qu'il monte doucement en puissance et sera surement au top début juillet. Fort sur les chronos et passant bien la montagne, il a le potentiel pour réussir quelquechose d'intérressant.
Oscar Pereiro: désigné coureur le plus combatif du Tour 2005 avec à la clé une victoire d'étape et une 10ème place au général, Oscar est arrivé à la Caisse d'Epargne cette année afin de renforcer l'équipe sur les grands tours c'est pourquoi sa préparation doit l'amener à 100% pour le mois de juillet. Il sera un peu l'électron libre de l'équipe même s'il saura être là pour donner un coup de main à Alejandro en cas de besoin. Il aimerait cette année faire un bon classement général et accrocher une victoire de plus à son palmarès.
Nicolas Portal: le deuxième français de l'équipe sera là avec deux objectifs: entourer ses leaders et jouer sa carte personnelle pour le gain d'une étape. Après s'être montré sur différentes courses en début de saison, il a été un peu plus en retrait pour bien se préparer pour le Tour.
Xabier Zandio: équipier modèle, Xabier avait néanmoins réussit un très beau Tour l'année passée en finissant à la 22ème place et en se montrant à différentes reprises. Coureur complet il sera très certainement d'un grand soutien pour ses leaders.

Ceux qui le voient déjà tout en haut connaissent mal le vélo. En revanche, il a très bien préparé son affaire et se trouve dans une forme ascendante. Il a d’ailleurs été très bon sur le Dauphiné Libéré, à la fois dans l’étape de la Toussuire et sur le chrono. Mais il est encore jeune et il doit progresser dans certains domaines. Pour l’instant il connaît très mal les Alpes, et il ne sait pas à quoi ressemble une troisième semaine sur le Tour de France. Compte tenu de ces éléments, il s’est fixé le Top 5 comme objectif, son rêve étant d’accéder au podium.
Ses progrès en contre-la-montre peuvent conforter cette ambition…
Oui mais cela reste sa faiblesse relative, en tout cas dans l’optique d’une victoire finale. Car cette année le kilométrage à parcourir en solitaire est long, près de 120 km. Par rapport à un rouleur comme Ullrich, même en ne concédant que deux secondes au kilomètre, cela fait quand même quatre minutes qu’il faut être capable de combler en montagne !
Valverde est également apprécié pour son panache. Le verra-t-on souvent à l’attaque ?
C’est un des aspects qu’il faudra gérer. Il a un tempérament fougueux et gagneur, et c’est parfait pour le spectacle. Nous l’avons d’ailleurs vu à l’œuvre dans les classiques. Mais sur le Tour il faut savoir canaliser son énergie et il commence à l’apprendre. Sur le Dauphiné, par exemple, il a passé beaucoup de temps devant sur l’étape de La Toussuire, mais cette débauche d’énergie lui a sûrement coûté la victoire en fin de journée.

Alejandro, comment abordez-vous ce Tour de France, après votre début de saison chargé et prolifique?
A.L. : Plus que tout, ce qui compte, c'est d'arriver au départ avec une grosse faim de cyclisme et de course, et d'être très bien préparé. La clé du succès sur une course comme le Tour, c'est aussi de savoir préserver autant d'énergie que possible la première semaine. Il faut faire attention à tout. Le but, c'est d'aborder les premières étapes de Montagne assez frais, et de garder cette forme jusqu'à la fin du Tour.
Qu'avez-vous retenu de votre première participation en 2005?
A.L. : Ma victoire à Courchevel m'a énormément marqué. Mais mon abandon aussi. Les gens ont beaucoup parlé après. Il y a eu des rumeurs. Beaucoup de choses fausses ont été dites. Je suis resté calme et ça ne m'a pas empêché de dormir, car j'avais la conscience tranquille. J'étais blessé au genou, point barre. Il n'y avait rien d'autre. C'est oublié et je suis prêt à affronter ce qui vient.
Quel sera le premier rendez-vous important pour vous?
A.L. : Le premier test sera le contre-la-montre. Mais ce sera surtout important pour les spécialistes, plus que pour moi. Sinon, après, dans l'optique du général, il me semble que la 10e étape risque d'être importante. C'est le premier rendez-vous avec la montagne et ce sera déjà difficile avec Marie-Blanque et le Soudet, deux cols assez durs. Ensuite, le lendemain, il y a l'arrivée au Pla de Beret. Je l'ai reconnue, c'est très difficile. Ce sera certainement un des moments décisifs de la course.
"Nous avons une grande équipe"
C'est l'étape-reine du Tour pour vous?
A.L. : Oui, pour moi ce sera l'étape la plus dure, notamment parce qu'il fait souvent plus chaud dans les Pyrénées que dans les Alpes. L'enchainement des cols est terrible. Ça commence avec le Tourmalet, puis Peyresourde, Aspin, Portillon et le Pla de Beret pour finir. Au total, il y a plus de 5000m de dénivelé sur la journée et six ou sept heures de vélo. Il va y avoir de gros dégâts.
Dans les Pyrénées, vous aurez sans doute beaucoup de supporters...
A.L. : Sûrement. Je serai quasiment à domicile, donc c'est un jour très important pour moi. Je crois que je me sens à l'aise à peu près partout pour courir, que l'on soit en France, en Espagne ou n'importe où ailleurs. Mais en Espagne, c'est encore mieux ! Les gens vont hurler "Valverde" toute la journée et ce sera un soutien non négligeable. Ça donne à la fois de la motivation et de la confiance pour donner le meilleur de soi et affronter toutes ces ascensions.
Vous bénéficiez d'une équipe expérimentée autour de vous. C'est important?
A.L. : Incontestablement. Pour moi, cette année, nous n'avons pas une bonne équipe, mais une grande équipe, avec Pereiro, Zandio, Karpets, Garcia Acosta. Lui, il est indispensable la première semaine. Il connaît tout. Il sait comment rouler dans un peloton. C'est vraiment un groupe exceptionnel, capable de me porter aussi bien dans les étapes de plat qu'en montagne.
Que doit faire un leader pour créer de la cohésion autour de sa personne?
A.L. : Cela dépend beaucoup du leader, et des directeurs sportifs de l'équipe. Nous avons la chance d'avoir des managers très expérimentés, avec Eusebio Unzue et Jose Miguel Echavarri. Ils ont gagné tants de Tours avec Perico Delgado et Miguel Indurain. Ils savent comment gérer une équipe et des coureurs, comment établir la meilleure équipe possible pour le Tour. Je peux donner mon avis, mais ce sont eux qui prennent les décisions et ils le font toujours bien.
"Le favori? Basso"
Les deux longs chronos individuels ne vous favorisent pas...
A.L. : Oui, c'est le point noir de ce Tour pour moi. C'est pourquoi je pense que le parcours ne me convient pas vraiment. C'est seulement mon deuxième Tour, je n'ai pas fini le premier, il y a deux chronos individuels... Je sais bien que les gens attendent énormément de moi, mais franchement, le tracé ne m'avantage pas. Je n'ai pas peur de ces deux étapes, mais disons qu'elles m'inquiètent un peu. Heureusement, j'ai beaucoup progressé dans ce domaine. J'ai une nouvelle machine et ça va beaucoup mieux. J'ai aussi beaucoup travaillé ma position. Je n'avais pas réalisé à quel point c'était aussi crucial dans un chrono. Mes derniers entrainements étaient encourageants, donc ça devrait aller.
Combien de temps pensez-vous perdre sur ces deux chronos?
A.L. : Le premier sera sans doute le plus difficile. 52 kilomètres, c'est long. Je peux peut-être perdre autour de trois minutes.
Ne risquez-vous pas également de manquer un peu d'expérience?
A.L. : C'est possible. Bien connaître le Tour, avoir de l'expérience, c'est un atout très utile. Ullrich, Basso, Vinokourov, Mancebo sont très expérimentés. Ils ont déjà disputé quatre, cinq, six sept Tours et même plus dans le cas d'Ullrich. Oui, bien sûr, c'est important. Mais ça ne fait pas tout. La confiance, la forme du moment, ça compte aussi. Ça ne sert à rien d'avoir du vécu si vous n'êtes pas en bonne condition. Mais si tout le monde est au top, il est clair qu'ils auront un avantage sur moi.
Qui est le favori numéro un pour vous?
A.L. : Basso.
Pourquoi?
A.L. : Il a impressionné tout le monde sur le Giro. Il était un ou deux niveaux au-dessus de tout le monde là-bas. Il a un talent énorme et il fait un peu peur. En même temps, ce Giro était très difficile. Peut-être que Basso va payer l'addition sur le Tour de France. On ne sait pas. Il est incontestablement très fort, il arrive au sommet de son art, mais réussir le doublé Giro-Tour, c'est quelque chose de très difficile. Même Indurain le disait.
Au fond de vous, de quoi rêvez-vous sur ce Tour de France?
A.L. : Au fond de mon coeur, je rêve du podium. Je sais que ce sera très difficile, que je ne pourrais pas me permettre de passer au travers un seul jour, mais j'aimerais vraiment être dans les trois premiers à Paris. Pour cela, je devrais être très régulier, et me surpasser dans les bons chronos.
Source: Eurosport
Les favoris (après le "nettoyage"):
Et si la surprise venait de Cadel Evans ? L'Australien est sans doute le moins connu de nos dix favoris du Tour de France aux yeux du grand public mais son talent, sa constance et sa motivation devraient l'aider à tenir un rôle de premier de la classe ces trois prochaines semaines. Huitième du Tour de France en 2005 pour sa toute première participation, l'ancien champion de VTT est taillé pour les grands tours. Il avait terminé 14ème du Giro en 2002 et a surtout connu une progression évidente cette saison, tant dans les chronos que dans la montagne. Vainqueur du Tour de Romandie, Cadel Evans a été moins en vue pendant le Tour de Catalogne mais revient tout doucement en forme, comme le démontre sa 10ème place finale au Tour de Suisse. Il devrait arriver au top de sa condition au départ du Tour dans quatre jours.
Lance Armstrong lui a transmis le virus, et malgré ses 30 ans, l'Américain Floyd Landis a clamé haut et fort son intention de succéder à son compatriote au palmarès du Tour de France. Ancien lieutenant du Texan, Floyd Landis a racheté sa liberté l'an passé pour se hisser pour la première fois de sa carrière dans le Top 10 du Tour. Finalement 9ème à Paris, il a tout misé sur un rapproché vers le podium en juillet. Son début de saison a été phénoménal, l'Américain enchaînant les victoires et les Maillots Jaunes avec le Tour de Californie, Paris-Nice et le Tour de Géorgie. Malheureusement, son Critérium du Dauphiné-Libéré a fait chuter sa cote. Bien que redoutable dans les contre-la-montre, Floyd Landis a laissé entrevoir quelques lacunes lorsque la route s'élevait. Les grandes étapes de montagne pourraient bien être son point faible sur ce Tour de France.
L'impression de puissance dégagée sur les routes du Critérium du Dauphiné-Libéré a fort logiquement placé Levi Leipheimer parmi les grands favoris du Tour de France. Lui aussi ancien boy de Lance Armstrong, qu'il n'a cependant jamais servi sur la Grande Boucle, Levi Leipheimer fait partie de ces incontournables du Tour. Son palmarès en témoigne. Quatre participations et trois Tours de France conclus à Paris dans les dix premiers. Huitième en 2002, neuvième en 2004 et sixième en 2005, Levi Leipheimer espère bien franchir à 32 ans le seuil des cinq premières places, et pourquoi pas fouler du pied le podium final. Solide rouleur et honnête grimpeur, l'Américain dispose de toutes les qualités nécessaires pour réaliser un grand Tour de France. Sa victoire finale dans le Critérium du Dauphiné-Libéré devrait le booster sur les routes françaises.
Bien qu'il ait ramené le Maillot Blanc de meilleur jeune à Paris en 2003, en terminant 11ème du classement général, le Russe Denis Menchov n'a jamais vraiment marché sur le Tour de France. Mais à 28 ans, cet ancien vainqueur du Tour de l'Avenir semble avoir atteint sa pleine maturité. Il s'est adjugé le Tour d'Espagne l'automne dernier après disqualification de Roberto Heras, et s'est mis en tête de remporter son premier grand tour à la pédale. Ses progrès ont été constants cette saison et le Russe, aussi à l'aise dans les contre-la-montre que dans la montagne, a pris place auprès des meilleurs depuis la fin du mois de mai. Sa victoire d'étape au sommet du Mont Ventoux sur le Critérium du Dauphiné-Libéré laisse présager d'une grosse performance de la part de Denis Menchov durant les trois semaines du Tour de France.
Sa brève participation au Tour de France en 2005, interrompue par une tendinite dans les Alpes, a suffi à marquer les esprits des suiveurs du Tour de France. En 2005, Alejandro Valverde fut le seul à tenir en respect Lance Armstrong dans la montée vers Courchevel, où il avait connu la joie d'une première victoire d'étape sur le Tour. Porteur du Maillot Blanc de meilleur jeune, il avait malheureusement été contraint de quitter l'épreuve, blessé, après deux semaines de course. Cette année, Alejandro Valverde reviendra donc sur le Tour. Pour le finir avant tout. Mais le talent du jeune champion, auteur du doublé Flèche-Liège au printemps, ajouté à son esprit de la compétition, devraient donner d'autres ambitions au jeune Murcian. Alejandro Valverde s'est fixé pour objectif d'atteindre Paris dans les dix premiers du classement général.
Alexandre Vinokourov est un mystère. Troisième du Tour de France du Centenaire et magnifique animateur de la dernière Grande Boucle, le Kazakh a pris le risque, pour la première fois de sa carrière, de miser toute une saison sur le Tour. Lauréat du Tour de Castille-Leon en avril, Vino semblait parti sur la bonne voie, mais les affaires de dopage qui ont secoué son proche entourage, à commencer par Manolo Saiz, ont perturbé le coureur dans son approche de la Grande Boucle. Son Critérium du Dauphiné-Libéré a été transparent, pour ne pas dire décevant. Et c'est donc un point d'interrogation qui planera au-dessus de la tête d'Alexandre Vinokourov jusqu'aux grandes échéances du Tour de France. Mais s'il retrouve l'étendue de son potentiel en juillet, le Kazakh sera à coup sûr l'un des hommes à battre au cours des trois prochaines semaines.
Les outsiders :
En marge de cette liste non exhaustive des dix grands favoris du Tour de France, une vingtaine de coureurs peuvent prétendre, peut-être pas à la victoire finale, mais tout du moins à une position idéale au classement général. Du 1er au 23 juillet, il faudra en effet compter avec des coureurs réguliers et qui ont prouvé cette saison pouvoir jouer un rôle sur le Tour. Ce sera le cas de José Azevedo (Discovery Channel), Pietro Caucchioli (Crédit Agricole), José-Angel Gomez (Saunier Duval-Prodir) et Michael Rogers (T-Mobile). Gare aussi à des coureurs plus discrets ces derniers mois mais qui remontent tout doucement dans les sondages, à l'image de Stefano Garzelli (Liquigas) et Iban Mayo (Euskaltel-Euskadi). D'autres noms avancés en début de saison se sont montrés moins à leur avantage ces dernières semaines mais demeureront une menace pour les favoris : Damiano Cunego (Lampre-Fondital), Danilo Di Luca (Liquigas), George Hincapie (Discovery Channel), Juan-Miguel Mercado (Agritubel), Yaroslav Popovych (Discovery Channel), Michael Rasmussen (Rabobank) et Georg Totschnig (Gerolsteiner). Côté Français enfin, les chances d'une place au classement général reposeront sur Sandy Casar (Française des Jeux), Sylvain Chavanel (Cofidis), Patrice Halgand (Crédit Agricole), David Moncoutié (Cofidis) et Christophe Moreau (Ag2r Prévoyance).
Source: Vélo 101
Le grand départ de cette édition tant attendue, suite à la retraite d'Armstrong, aura lieu le samedi 1er juillet de Strasbourg et prendra fin le 23 juillet sur les Champs Elysées. Le parcours, long de 3657km, est dans la lignée de ces dernières années.
Les chiffres :
- 2 journées de repos (Bordeaux, Gap)
- 3 CLM individuels (prologue, 12ème, 19ème)
- 3 arrivées en altitude (Val d'Aran-Pla-de-Beret, L'Alpe d'Huez et La Toussuire)
- 4 étapes accidentées
- 5 pays étrangers visités (Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Belgique et Espagne)
- 5 étapes de montagne
- 8 villes-étapes inédites : Obernai, Saint-Grégoire, Cambo-les-Bains, Val d'Aran-Pla-de-Beret, Montélimar, La Toussuire, Saint-Jean-de-Maurienne et Antony)
- 9 étapes de plaine
- 22 cols de 2ème, 1re et Hors Catégorie
- 116 kilomètres contre-la-montre individuel
- 2645 mètres, l'altitude du Galibier, le toit du Tour 2006
- 3657,1 kilomètres au total
Les principales difficultés :
- Col d'Osquich (10ème étape) : 6 km à 5,3 % (km 50/500 m)
- Col du Soudet (10ème étape) : 14,7 km à 7,3 % (km 101/1540 m)
- Col de Marie Blanque (10ème étape) : 9,3 km à 7,7 % (km 148/1035 m)
- Col du Tourmalet (11ème étape) : 18,4 km à 7,7 % (km 76/2115 m)
- Col d'Aspin (11ème étape) : 12,3 km à 5,2 % (km 106/1489 m)
- Col de Peyresourde (11ème étape) : 9,5 km à 7,1 % (km 137/1569 m)
- Col du Portillon (11ème étape) : 7,9 km à 8,4 % (km 162/1320 m)
- Pla-de-Beret (11ème étape) : 13,5 km à 5,4 % (km 205/1860 m)
- Col d'Izoard (15ème étape) : 14,2 km à 7 % (km 86/2360 m)
- Col du Lautaret (15ème étape) : 12,1 km à 4,4 % (km 134/2058 m)
- L'Alpe d'Huez (15ème étape) : 13,9 km à 7,9 % (km 187/1860 m)
- Col du Galibier (16ème étape) : 42,8 km à 4,5 % (km 45/2645 m)
- Col de la Croix-de-Fer (16ème étape) : 22,7 km à 7 % (km 127/2067 m)
- Col du Mollard (16ème étape) : 5,8 km à 7 % (km 147/1638 m)
- La Toussuire (16ème étape) : 18,4 km à 6 % (km 182/1690 m)
- Col des Saisies (17ème étape) : 14,9 km à 6,4 % (km 82/1650 m)
- Col des Aravis (17ème étape) : 5,9 km à 7,3 % (km 108/1498 m)
- Col de la Colombière (17ème étape) : 11,8 km à 5,9 % (km 133/1618 m)
- Côte de Châtillon (17ème étape) : 5,1 km à 4,9 % (km 160/735 m)
- Col de Joux-Plane (17ème étape) : 11,7 km à 8,7 % (km 187/1700 m)
Les étapes présentées par Christian Prudhomme, le patron du Tour:
Etape 1, Prologue, Strasbourg : «Prologue de 7 kilomètres le long du parc de l’Orangerie, avec de belles avenues larges. C’est un parcours plat, pour spécialistes. Le prologue ne se fera pas en fin de journée mais le dernier coureur arrivera vers 16h30 pour ne pas coïncider avec la Coupe du monde.»
Etape 1, 2 juillet, Strasbourg > Strasbourg : «183 kilomètres dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Incursion d’une trentaine de kilomètres en Allemagne, et une seule côte au programme, la côte de la Pierre Sainte. Fin d’étape rapide à prévoir avec de longues lignes droites. Ce sera dévolu a priori pour les sprinters.»
Etape 2, 3 juillet, Obernai > Esch-sur-Alzette : «223 kilomètres vallonnés avec deux cols de troisième catégorie, et des bosses un peu partout.»
Etape 3, 4 juillet, Esch-sur-Alzette > Valkenburg : «216 kilomètres. Départ de Luxembourg direction les Pays-Bas en passant par la Belgique. Etape accidentée avec 90 kilomètres au Luxembourg. Final sinueux aux Pays-Bas. Ce sera un mélange de classique de Printemps avec Liège-Bastogne-Liège et l’Amstel Gold Race. L’arrivée sera située à deux kilomètres du Cauberg, à Valkenburg.»
Etape 4, 5 juillet, Huy > Saint-Quentin : «Autre étape empruntant un parcours de classique (Flèche Wallonne) avec le départ depuis Huy. 215 kilomètres sans passer par le mur de Huy. Ce sera le troisième départ de l’histoire du Tour depuis Huy. Direction la Picardie, avec les routes du GP de Fourmis) et arrivée à Saint-Quentin.»
Etape 5, 6 juillet, Beauvais > Caen : «219 kilomètres. Beaucoup de sprints intermédiaires à Pont l’Evêque notamment. Dans son dernier tiers, le parcours sera tracé au travers du Pays d’Auge. Dix derniers kilomètres tout plat avec une arrivée à côté de l’hippodrome.»
Etape 6, 7 juillet, Lisieux > Vitré : «Lisieux, 36 ans après ! Etape de 184 kilomètres. Une seule côte sur le parcours, à Vimoutiers, mais ce ne sera pas le mur des Champeaux, mais nous passerons quand même la ligne d’arrivée de Paris-Camembert en sens inverse. Vitré est une habituée avec la Route Adélie. Etape habituellement réservée aux sprinters (Cipollini en 1995).»
Etape 7, 8 juillet, Saint-Grégoire > Rennes : «CLM Saint-Grégoire-Rennes, le premier rendez-vous à ne pas manquer pour ceux qui veulent briller le 23 juillet aux Champs-Élysées. Départ inédit. Long CLM de 52 kilomètres. Relativement plat, pas de difficulté, parcours pour rouleurs.»
Etape 8, 9 juillet, Saint-Méen-le-Grand > Lorient : «Etape qui promet. Ca tourne dans tous les sens, ça monte, ça descend. Ce sera propice aux échappées. A noter un sprint intermédiaire sur la ligne d’arrivée des Mondiaux de Plouay. Arrivée à Lorient par les terres, comme lors de la victoire de Botero.»
10 juillet : Journée de repos
Etape 9, 11 juillet, Bordeaux > Dax : «Après le transfert et la journée de repos, étape pour sprinters. Avec 1500 mètres linéaires à Dax, ce sera l’une des plus longues lignes droites de l’histoire du Tour.»
Etape 10, 12 juillet, Cambo-les-Bains > Pau : «196 kilomètres jusqu’à Pau. Col d’Osqich, première difficulté du jour. C’est un hors d’œuvre avant le Soudet par le versant le plus rude, avec une route délicate, qui ne «rend pas». 14 kilomètres à 7,3 % avec 8% sur la fin. Puis Marie Blanque, également par le côté délicat. Attention, 1035 mètres d’altitude peu inquiétant au premier abord, mais ça monte. L’arrivée est à 45 kilomètres. C’est la première étape de montagne, donc il peut y avoir du dégât.»
Etape 11, 13 juillet, Tarbes > Val d'Aran - Pla-de-Beret : «Journée très exigeante. Cinq ascensions. Le Tourmalet par Luz-Saint-Sauveur. Puis Aspin, le premier col pyrénéen de l’histoire du tour. Peyresourde et le col du Portillion avant l’arrivée en Espagne. Arrivée inédite à Pla de Beret. L’arrivée développe 13,5 kilomètres à 5,5% sur une petite route. La seconde partie de l’ascension est plus rude que le début.»
Etape 12, 14 juillet, Luchon > Carcassonne : «Le 14 juillet, étape de transition avec 211 kilomètres au programme. Moyenne montagne avec le Col des Arts comme difficulté. Arrivée à l’ombre des remparts de la cité.»
Etape 13, 15 juillet, Béziers > Montélimar : «231 kilomètres, la plus longue étape du Tour 2006. Etape de transition pour les baroudeurs. Routes propices aux attaques. 1ère arrivée à Montélimar.»
Etape 14, 16 juillet, Montélimar > Gap : «Etape accidentée de moyenne montagne avec route étroite et sinueuse. Col de la Sentinelle sur la fin du parcours.»
17 juillet : Journée de repos
Etape 15, 18 juillet, Gap > L'Alpe d'Huez : «Etape de l’Alpe d’Huez. Première étape de la trilogie alpine 2006. Premier col, le col d’Izoard par le versant sud et son aspect lunaire. Direction le Lautaret et plongeon vers Bourg d’Oisan, et l’Alpe d’Huez. 187 kilomètres au programme.»
Etape 16, 19 juillet, Bourg d'Oisans > La Toussuire : «182 kilomètres. Direction le Galibier, plus haut col du Tour 2006. Valloire puis le Télégraphe et Sain-Jean de Maurienne et la Croix de Fer. Le col du Mollard, inédit sur le Tour, avec une descente spectaculaire, étroite et sinueuse. Montée sur la Toussuire, 18 kilomètres à 6%.»
Etape 17, 20 juillet, Saint-Jean-de-Maurienne > Morzine : «Belle, longue et difficile journée dans la montagne. Le Col des Saisies, les Aravis, la Colombière, la côte de Châtillon, et enfin Joux-Plane, 12 kilomètres à 9 %. Richard Virenque s’y est imposé pour la dernière fois lors du Tour du centenaire, en 2003.»
Etape 18, 21 juillet, Morzine > Mâcon : «193 kilomètres. Dernière occasion de s’illustrer pour certains avant l’arrivée et un dernier petit col.»
Etape 19, 22 juillet, Le Creusot > Montceau-les-Mines : «22 juillet, dernier contre-la-montre. 56 kilomètres pour la dernière grande bagarre. Parcours vallonné, exigeant, pour les hommes forts du Tour dans la troisième semaine.»
Etape 20, 23 juillet, Antony-Parc de Sceaux > Paris Champs-Élysées : «155 kilomètres. Le Mont Valérien au programme, dernière occasion pour décrocher le maillot de meilleur grimpeur. La Seine comme acte dominant de la journée avec un parcours tout du long et le classique circuit autour des Champs-Élysées.»







